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le Certa, 30 ans d’exception

sept 4, 2015

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le Certa, 30 ans d’exception

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L’histoire du Certa, le Centre régional des techniques avancées, né en 1983 à l’initiative de la Ville de Vénissieux, d’universitaires et de militants syndicalistes, n’a pas été un long fleuve tranquille. Les remous ont été nombreux. Le naufrage plusieurs fois évité. En 1990, l’association est confrontée à un dépôt de bilan dont elle s’extirpe au terme d’un moratoire de cinq ans. Au mitan des années 2000, elle est gravement déstabilisée par l’ouverture des marchés publics de la formation à concurrence. Et le personnel est quasiment divisé par deux. Mais en 2013 le Certa est toujours là, solide, avec une trentaine de salariés.

 

Chaque année, 400 stagiaires y sont formés. Et environ 800 y suivent un accompagnement pour se réinsérer dans la vie active. Si les objectifs ont nettement évolué — à l’origine il s’agissait uniquement d’adapter la formation à la mutation industrielle et technologique — l’esprit des fondateurs est resté intact. “S’il fallait résumer cet esprit, je dirais que c’est la volonté d’offrir à tout un chacun, sans exclusion aucune, la possibilité de se former. Et pour les plus éloignés de l’emploi de remettre le pied à l’étrier, le tout avec le souci d’un accompagnement global de l’individu qui prend en compte ses problèmes personnels”, explique Marc Plotton, emblématique président de l’association qui a récemment passé la main à Alain Mougniotte.
En 30 ans, le Certa a ainsi formé ou accompagné 25 000 personnes, dont la moitié au moins de Vénissians. “Ce n’est quand même pas une mince affaire, observe Marc Plotton.Dans le paysage de la formation aux métiers industriels, rares sont les associations qui affichent une telle longévité sans avoir renié le principe de la non-sélection. C’est tout sauf évident dans un marché du travail qui s’est considérablement durci. Je crois pouvoir dire que nous sommes une exception.”
Cette longévité, cette fidélité à l’esprit des fondateurs n’exclut pas de nécessaires évolutions. Sous l’impulsion de son nouveau directeur, Wilfrid Aubert, le Certa a élargi son champ de formation au secteur tertiaire. À la métallurgie, à la mécanique, à l’électrotechnique, à la maintenance des systèmes automatisés, sont venues s’ajouter des préparations aux métiers de vendeur conseil en magasin et gardien d’immeuble. Autre nouveauté : en septembre 2013, l’association va officiellement devenir une Unité de formation d’apprentis (UFA), elle proposera un CAP en alternance de conducteur d‘installation de production.
Pour poursuivre sa singulière aventure, l’association vénissiane devra bientôt passer un nouvel écueil. Le président Hollande a en effet promis avant la fin de l’année une loi réformant la formation professionnelle, notamment par la mise en place d’un système de certification, de validation et d’évaluation destiné à “mettre un peu d’ordre”dans les 55 000 organismes recensés en France. Le but annoncé est “de réorienter les formations vers les chômeurs et les salariés qui doivent affronter les mutations technologiques”. Voilà qui semble parfaitement correspondre au Certa.

11 COMMENTS

    Hebergeur 25 mai 2016Reply

    « Lieu d’exception. C’est dans un cadre convivial et tres chic que l’equipe chaleureuse du Certa, nous fait decouvrir son brunch. Tous est mis en adequation pour ravir vos papilles, et votre porte monnaie. Merci a l’equipe ! »

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